Du consulat à la Révolution
Le Donezan est un territoire tout entier dédié à l'agro-pastoralisme de montagne. L'organisation sociale est mise en place par les comtes de Foix avec le système des consulats (ancêtre des municipalités). Il y avait 3 consulats : Rouze et Mijanés, Quérigut et celui des Masiers rassemblants les petits habitats dispersés. Chaque consulats élisait des représentants et les premiers consuls formaient le syndic du Donezan. Celui-ci était chargé de régler l'organisation sociale du pays et il était en particulier responsable de la collecte des impôts et le gardien des droits et devoirs des habitants.
En 1711, pour faire face à l'endettement du royaume, Louis XIV a "engagé" le domaine à Jean Louis d'Usson, marquis de Bonnac, seigneur de Bonrepos et autres lieux. Celui-ci n'est pas le propriétaire du Donezan mais il en retire les bénéfices. Dans ce contrat d'engagement, le roi l'oblige à réparer les deux forteresses, c'est de cette époque que datent les grands travaux au château d'Usson, qui devient alors la résidence des marquis de Bonnac quand ils venaient sur place. C'est ce même Jean Louis d'Usson qui donna au château son nom actuel, le transformant de château de So, de Son, en d'Usson, même si cette famille n'avait aucun lien avec l'ancienne famille de So.
Trois marquis de Bonnac vont se succéder jusqu'à la Révolution de 1789, ils vont créer et développer la forge de Mijanès, favoriser le commerce mais aussi augmenter la pression fiscale sur les habitants à la fin du 18ème siècle. Des conflits réguliers et sérieux vont éclater entre les marquis de Bonnac et les habitants, ce qui conduira ces derniers à piller de fond en comble le château d'Usson après 1789.
